Bien qu’ayant l’aspect d’un livre, ce texte a vocation à être un exposé, présenté de façon orale devant un public.
Cet exposé serait, dans l’idéal, illustré par une projection Powerpoint.
Chaque proposition du conférencier a vocation à être, tout au long de l’exposé, illustrée par une image ou un schéma.
Les textes entre crochets décrivent l’action du conférencier, que pourra aisément s’imaginer le lecteur.
Introduction
[Le conférencier a disposé sur une table un panneau de départ à gauche, un panneau d’arrivée à droite, un jouet mécanique roulant (qui se remonte avec une clef) susceptible de rallier ces deux points, un chronomètre de grande taille « mesurant » la « durée » écoulée par le trajet, et une horloge de grande taille munie d’une trotteuse, « indiquant l’heure ».
Figure également un globe terrestre semi-lumineux (côté soleil) connecté à une horloge, dont les aiguilles bougent en fonction de l’orientation du globe.]
[Le conférencier saisit le mobile et le montre à l’assistance]
Ceci est un « mobile » – un objet de matière qui se déplace dans l’espace.
Ce mobile va effectuer un parcours dans l’espace, sur le plan horizontal de cette table, depuis le départ, ici, jusqu’à l’arrivée, là.
Au départ du mobile va se déclencher le mouvement de l’aiguille du chronomètre.
À l’arrivée du mobile, l’aiguille du chronomètre va s’arrêter.
[Le conférencier remonte le mécanisme du mobile à l’aide de la clef, pose le mobile sur la ligne de départ, déclenche son mouvement (ou le libère). Le chronomètre se met en route ; le mobile effectue son parcours et franchit la ligne d’arrivée ; à ce moment, de façon automatique, le chronomètre s’arrête.]
Nous serons tous d’accord pour estimer :
- que ce mobile a parcouru cette distance D en […] secondes ;
- que ce parcours s’est déroulé pendant une certaine « durée » ;
- que du « temps » s’est écoulé pendant cette durée ;
- que l’aiguille du chronomètre a mesuré la « durée » ou le « temps » qui s’est écoulé pendant le parcours du mobile ;
- que la position du mobile au départ du parcours appartient au « passé » ;
- que le « temps » est un phénomène réel, qui appartient au monde, de façon extérieure à notre cerveau, à notre cognition ; que le phénomène de « temps » n’est pas une vue de l’esprit mais une réalité du monde.
Nous sommes tous d’accord là-dessus.
Tous les êtres humains – dans notre pays, sur notre continent, dans l’ensemble du monde – seraient d’accord là-dessus, sur la réalité du « temps » comme phénomène appartenant au monde – ou hormis quelque peuplade indienne dont le langage est exempt de notions temporelles.