Une interrogation de la philosophie
Pour autant, le « temps », enfin ce qu’on appelle le « temps », est une notion interrogée par la philosophie.
Il constitue même l’un des chapitres du programme de philosophie au lycée.
Cette interrogation philosophique est suscitée par le fait que le « temps », bien que son existence et sa nature semblent évidentes pour quiconque, semble être également un phénomène un peu mystérieux, difficilement définissable, comme impalpable, immatériel, comme à la fois « existant » et « non existant ».
« Qu’est-ce que le temps ? Si personne ne m’interroge, je le sais ; si je veux répondre à cette demande, je l’ignore », remarque Saint Augustin dans le chapitre XIV de ses Confessions.
Autrement dit, la « conscience » a une idée précise, et intime, de la notion de « temps »… cependant que la raison ne parvient pas à définir clairement en quoi il consiste – ou consisterait –comme objet ou phénomène objectif du monde.
Prêtons attention aux réflexions de quelques philosophes qui ont ouvert une brèche dans les certitudes de notre sens commun, à savoir : Aristote (384-322 av JC), Saint Augustin (354-430), Spinoza (1632-1677) ou Kant (1724-1804).